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 Qaragal / Cirina Ulaanud [En pause]

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Qaragal

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MessageSujet: Qaragal / Cirina Ulaanud [En pause]   Sam 16 Déc - 17:58


Qaragal, de la tribu Ulaanud.


Identité :


Prénom : Qaragal

Surnom : Qara, Chardon Noir

Race/Ethnie : Aora - Xaela

Tribu : Ulaanud.

Âge : 29 ans, née le 26ème Soleil de la 4ème Lune Ombrale.

Occupation : Aventurière.

Origine et lieu de résidence : Vient d'un village à flanc de montagne dans l’extrême Est des Steppes d'Azim, réside dans ce village.

Apparence :


Corpulence : 158 cm pour 62kg, d'apparence normale.

Peau : Bronzée tirant sur l'ôcre.

Cheveux : Noirs et lisse.

Yeux : Violets cerclés d'une auréole noire.

Signes particuliers : Ecailles manquantes sur la hanche droite, tatouage sur la nuque.


"Comment ça prendre la pose ? ... Meh."



























Description psychologique :


Qaragal est une grande gueule qui ne loupera jamais une occasion de l’ouvrir, que ce soit à tort ou à raison. Outre ce trait qui la résume en une phrase, l’Aorane jongle entre deux côtés ; ce qui sert ses intérêts et ce qui sert les intérêts des autres… Avec une petite préférence pour la première option et les Douzes savent à quel point les mots peuvent vite monter quand la capricieuse cornue n’obtient pas gain de cause.

Devenue assez fermée, peu bavarde sur les sujets qui concernent autant sa vie privée que ses activités sauf avec ses connaissances proche, il est extrêmement simple pour elle de parler bagatelle tout en esquivant avec plus ou moins de brio les sujets qu’elle n’aime pas.

Sachant ceci, elle peut être d’une compagnie tout à fait agréable, aimant les discutions stimulantes sur tout et n’importe quoi, toujours avide d’apprendre des choses inconnues comme de donner son avis sur un sujet qu’elle maîtrise. D’un naturel bipolaire, la Xaela peut être vue avec un grand sourire pour que l’instant d’après, elle arbore l’expression la plus meurtrière qui soit.

Assez sûre d'elle et de ses capacités, les surestimant peut-être un peu trop, Qaragal est quelqu'un qui sait réfléchir de temps à autre avant d'agir... Enfin, normalement.
Quoiqu’il en soit, c’est une personne au demeurant facile à vivre quoiqu’un peu hésitante à établir un premier contact, la faute à un manque évident de confiance dans son prochain..

Ceux qui la connaissent en tant qu’amie reconnaissent son caractère protecteur aussi bien que sa véritable tête de cochon, fonçant tête baissée à la moindre occasion, estimant les pots cassés en chemin et essayant de tout faire pour corriger ses erreurs même si elle préfèrera se faire amputer des deux cornes avant d’admettre qu’elle a pu avoir tort.

Son rapport à la confiance est tel qu’à ses yeux, tout est soit blanc, soit noir, il existe peu de nuances et sa confiance est quelque chose qui se gagne et s’entretient à travers le temps, c’en est à un tel point qu’il est aussi facile d’entrer dans sa vie que d’en sortir. Est-ce qu’elle éprouve des regrets ? Il sera bien difficile de le savoir, à l’inverse, une fois sa confiance gagnée, elle sera probablement l’amie la plus fidèle qui soit.
Enfin, elle se veut protectrice avec ceux qu’elle considère comme « les siens » parfois incomprise sur certaines de ses actions, elles ne sont que le résultat de longues années d’études et de rigueur qui portent finalement leurs fruits tant bien que mal. Il sera parfois bon de ne pas se focaliser sur une première impression.

Bonne •••••••••• Mauvaise
Loyale  •••••••••• Fourbe
Aimable  •••••••••• Antipathique
Altruiste  •••••••••• Égoïste
Loufoque  •••••••••• Sérieuse
Chaste  •••••••••• Luxurieux
Solitaire  •••••••••• Sociable
Modeste  •••••••••• Prétentieuse
Réaliste  •••••••••• Rêveuse
Courageuse  •••••••••• Peureuse
Paisible  •••••••••• Violente
Clémente  •••••••••• Rancunière
Réfléchie  ••••••••• Impulsive
Désintéressée  •••••••••• Vénale
Modeste  ••••••••• Ambitieuse
Travailleuse  •••••••••• Oisif

Alignement Global: Chaotique Neutre



Goûts et préférences :









Aime

  • L’astronomie.
  • La musique.
  • Collectionner des choses.
  • La lecture en général.
  • L’orage ombral.
  • La sieste au soleil.
  • Les montagnes.
  • L'exploration.
  • L’Occultisme et la Magie Noire.

Déteste

  • Parler de son passé.
  • La pluie.
  • Le racisme sous toutes ses formes.
  • Qu’on lui fasse la morale.
  • Les incompétents magiques.
  • La faiblesse d’esprit.
  • L’inaction.
  • Les forces Garlemaldaises.

Indifférence

  • La mort d’un ennemi.
  • Le danger.
  • Les griefs à l’encontre de l’utilisation de sa magie.
  • Dormir dehors.



Occupations :

Une chose sur laquelle on peut être certain, c’est que la cornue aime varier ses activités, mettant de côté son passé militaire, elle se focalise aujourd’hui sur une vie faite d’aventures et ça lui convient amplement, elle adore néanmoins passer une partie de son temps libre à étudier de complexes grimoires dans le but d’en apprendre toujours plus sur la magie, notamment celle à laquelle elle a voué sa vie.

Outre ceci, elle est également partisane du passage de savoir là où les autres mages sont avares d’enseignements, bien entendu elle garde ses créations pour elle mais apprendra avec plaisir ce qu’elle sait au plus grand nombre, notamment aux novices de la guilde des Occultistes, c’est de cette volonté qu’elle a initié le mouvement du Cercle Occulte qui offre aide et savoir à ceux qui en ont besoin et surtout sur des sujets qui touchent à la magie de Nald'Thal.

Aimant le grand air, elle est absolument ravie quand, en compagnie des membres des Quatre Vents, elle a l’occasion de sortir de ses grimoires afin de se « dégourdir un peu l’éther » de de parcourir contrées et ruines anciennes en quête de connaissances ou reliques magiques.

Férue d’astronomie, il n’est pas rare de la croiser en pleine nuit dans des endroits en hauteur et dégagés, peu importe la présence de créatures dangereuses, seul les cieux comptent dans ces moments.


Combat et talents :


Sans être la plus douée des Occultistes, Qaragal était probablement la plus assidue, son éducation faite au fil des années d’études à l’Ossuaire d’Arrzaneth ont fait d’elle une Occultiste compétente, maîtrisant la balance Ombrale et Astrale de même que les rites funéraires enseignés aux novices.
De par son passage dans l’armée et au vu de son gabarit relativement petit, son instructeur du nom de Karl Virgen lui a appris quelques mouvements basique lorsqu’on veut manier une dague de manière efficace, depuis lors, la cornue en porte toujours une sur elle quoiqu’un peu modifiée. Elle sait aussi apporter les premiers soins rudimentaires en attendant des soins magiques ou physiques plus poussés et donné par des professionnels.

La cornue est également une tisseuse de sort de par sa créativité, son imagination, son rapport à l’éther et surtout de grosses connaissances apportées par sa mère adoptive. L’intégralité de ce qui constitue non seulement ses travaux mais également ceux issus d’une longue lignée familiale sert aujourd’hui grandement à Qaragal et lui donne des pistes pour améliorer son art offensif, misant tout sur une attaque en occultant la défense car, selon ses dires « Au pire si on l’incinère avant qu’il ai eu le temps d’ouvrir la bouche, on s’en fout du bouclier non ? ».

Possédant un cristal de Mage Noir, ultime legs de sa mère adoptive, elle apprend en autodidacte la magie Mhachoise et a été contactée il y a quelque temps par une de ses consœurs afin d’en apprendre plus.

Toujours est-il que la Xaela est redoutable en combat et possède un éventail de sort assez complet pour la conduire elle et ses compagnons d’arme à la victoire.

Arsenal :


Bâton à deux main en alliage métallique :

A la fois léger et robuste, ce bâton fait dans un alliage à l’éthéroductivité accrue constitue son arme principale de prédilection. Équipée d’une matéria gravée de schémas occultes par un artisan de l’éther, fruit de longues années de recherches familiales, l’absorption, la concentration et la direction du flux est toujours équilibrée et constante.

Dagues de combat légère serties :

A sa cuisse habituellement, rangées dans un fourreau de cuir renforcé, les dagues sont constituées d’un alliage légers affûtées et huilées régulièrement. A l’intérieur du pommeau est serti une petite matéria gravée, même procédé que celle du bâton mais dans des proportions moindres en termes de canalisation éthérée.

Bagues en mithril serties d’un grenat et d’une améthyste :

Le cadeau offert à Qaragal par sa mère adoptive lors de la fin de son apprentissage à la guilde des Occultistes. Les deux bagues sont constituées d’un anneau de mithril simple, gravées dans le cercle intérieur selon un procédé arcanique pour garantir une bonne conductivité, les deux pierres quant à elles sont également gravées à la base de la pierre et enchâssées dans l’anneau, ces bagues possèdent de multiples utilités dont celles d’ultime recours quand Qaragal n’a plus aucune arme, elle ont cependant un usage très limité.



Relations :


Préambule

Les relations de Qaragal sont classées par groupes d'appartenance réduit au plus simple. Les mises à jours et ajout se feront au fur et à mesure de l'évolution des RP. Je tiens par ailleurs à mettre en lumière que ce qui est écrit n'est que le pur reflet de ce que votre personnage renvoi au mien, si vous voyez du meta là-dedans, c'est pas mon problème.

Les Quatre Vents et proches:
 


Le Havre Blanc et proches:
 



Le Manoir Hawkins et proches:
 



Les Inclassables, les disparus et le reste:
 









Dernière édition par Qaragal le Mer 7 Fév - 22:48, édité 9 fois
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Qaragal

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MessageSujet: Re: Qaragal / Cirina Ulaanud [En pause]   Lun 8 Jan - 15:05


Je veux croire que tout nos espoirs ne seront pas vains.



Identité :


Prénom : Cirina.

Surnom : Rolanbaie.

Race/Ethnie : Aora - Xaela

Tribu : Ulaanud.

Âge : 22 Ans

Occupation : Apprentie samouraï.

Origine et lieu de résidence : Vient d'un village à flanc de montagne dans l’extrême Est des Steppes d'Azim, réside dans ce village.


Apparence :



Corpulence : 155 cm pour 62kg, musclée raisonnablement sans être sèche.

Peau : Pâle et terne.

Cheveux : Bleu avec des nuances de violet dont elle ne prend absolument pas soin.

Yeux : Violets pâle cerclés de gris clair.

Signes particuliers :Sa voix rauque et chantante, un tatouage tribal sur l’omoplate droite.


"Il doit bien y avoir de la place pour deux n'est-ce pas ?"












Description psychologique :



Calme, respectueuse et aimante, elle a adopté depuis sa plus tendre enfance le code moral des samouraïs Hingashien, ce qui est atypique quand on est une jeune Xaela pleine de curiosité et d’entrain.

Elle réserve donc ce côté enjoué et beaucoup moins pudique à ses connaissances les plus proches et étant donné qu’ils se comptent sur les doigts d’une main, il sera rare de la voir esquisser autre chose qu’un sourire aimable mais cependant sincère, en gros, elle veut du bien à tout le monde.

Un poil naïve et hésitante dans ses relations, elle est cependant la jeune femme stricte avec elle-même et déterminée lorsqu’il s’agit soit d’entraînement soit d’un combat, si combat il y a, Cirina n’est pas du genre à trouver son compte dans la violence, c’est entre autre pour cette raison que son sabre aura tendance à rester à sa ceinture, ceint d’un ruban rouge la plupart du temps.

Mais la pudique Xaela garde une blessure récente qui n’a jamais pu être extériorisé comme elle l’aurait voulu, cela trahit ses origines aux ancêtres guerriers et quelque part, une soif de combat et une avidité de victoire.

Elle peut aussi faire montre du caractère le plus cinglant d’Hydaelyn lorsqu’elle se retrouve dans une situation ou l’intégrité de ses biens les plus précieux qui se résument à ses cinq sabres et… ses peluches se retrouvent altérées.

Intéressée par ce qui l’entoure et surtout la faune, elle est passionnée par les créatures et quand elle ne sculpte pas leur représentation dans le bois à l’aide d’un couteau, elle est usuellement devant ces créatures pour essayer d’établir un contact.

Enfin, elle reste pleinement conscience de la tâche que ses parents lui ont donné à elle et sa sœur, cependant, elle est désormais seule à arpenter ce chemin, se remettant en question assez souvent sur ses motivations et l’urgence de la situation.

Bonne ••••••••• Mauvaise
Loyale  •••••••••• Fourbe
Aimable  •••••••••• Antipathique
Altruiste  ••••••••• Égoïste
Loufoque  ••••••••• Sérieuse
Chaste  •••••••••• Luxurieux
Solitaire  •••••••••• Sociable
Modeste  ••••••••• Prétentieuse
Réaliste  •••••••••• Rêveuse
Courageuse  •••••••••• Peureuse
Paisible  •••••••••• Violente
Clémente  ••••••••• Rancunière
Réfléchie  •••••••••• Impulsive
Désintéressée  •••••••••• Vénale
Modeste  •••••••••• Ambitieuse
Travailleuse  •••••••••• Oisive

Alignement Global: Loyal Bon



Goûts et préférences :



Aime

  • Sa tribu.
  • Sa famille.
  • Ses sabres.
  • Les animaux.
  • La nature.
  • L’entraînement de Masamune.
  • La musique.
  • Le calme.
  • La couleur rouge.

Déteste

  • Sa mère.
  • La violence.
  • Les mauvais bretteurs.
  • Le manquement à son code moral.
  • Le froid.
  • Le poisson.
  • Perdre un sabre.

Indifférence

  • L’humour (Elle ne comprend pas).
  • Les gens trop sûrs d’eux.
  • Les gens impulsifs.
  • Rester en retrait.



Occupations :


A l’instar de son maître, Cirina a une vie extrêmement simple et assez bien rangée au final. Confiée depuis ses 7 ans au dojo de Masamune Saïto, elle a depuis adopté le même mode de vie que lui.

Avant ça, Cirina et sa sœur ont été initiées par leur mère à la foi, plus particulièrement au culte voué à la Déesse tutélaire des Xaela encore vénérée dans la tribu et qui est à l’origine du principe de fonctionnement fondamental des Ulaanud : Nhaama.

Descendant d’une longue lignée de Gardiens, titre donné à celles et ceux qui ont fait le serment d’assister la Fille de Nhaama, son chemin était alors tout tracé mais, est-ce vraiment ce qu’elle veut ?

Au-delà de ça, Cirina est une jeune femme simple, aimant ce qui l’entoure, faune et flore, elle n’est pas spécialement compliquée.


Combat et talents :


Cirina est un samouraï, enfin… elle sait très bien manier un spectre large de lames Hingashiennes à la simple force physique, pour ce qui est du Kenki, c’est autre chose, auparavant totalement ignorante de l’éther qui l’entoure, c’est lors de ses deux ans passés sur Aldernard et une fois son affinité avec le vent révélé que la jeune femme a commencé à éveiller cet aspect en elle.

C’est donc par manque de poursuite d’entraînement qu’elle utilise inconsciemment sont éther, tant pour combattre que pour prier sa Déesse.

Outre ceci, elle sait depuis très peu de temps piloter une armure Magitek volée et semble assez bien s’en accommoder même si cela lui déplaît dans le fond, elle a cependant spécifiquement demandé à ce que les armes de la machine soient désactivées lorsqu’elle a vu les dégâts produits lors de l’assaut sur Ala Mhigo.

Résistante physiquement, Cirina maîtrise également un art martial basé sur la défense personnelle en agissant directement sur l’impact du centre nerveux… En gros elle met des coups dans la nuque qui calment beaucoup les exités.



Arsenal :


Khavirgan Sar:

Le premier katana à être entré en sa possession. Forgé par un artisan Kojin et offert par son maître, elle y tient autant que sa vie et de ce fait, ne le sort qu’en de très rares occasions. Il est cependant le témoin de sa détermination à aider sa tribu.


Shöniin duu:

Second katana de Cirina, la conception du saya est telle que lorsqu’il est dégainé, la lame produit un tintement qui ressemble à un chant d’oiseau, c’est de loin son préféré et celui qu’elle utilise tout le temps.


Büren sar:

Ce katana est gravé sur la lame d’une lune, d’où son nom, c’est une arme simple utilisée pour les ballades ou les sorties en ville.


Amlalt:

Arme faite forgée par sa sœur en guise de cadeau, la poignée est incrustée d’une demi pierre précieuse rouge, la seconde étant incrustée dans celle de sa sœur, les deux armes représentent une promesse personnelle des deux jeune femmes.


Ulaan uur khilen:

La cinquième arme est de loin la plus imposante, c’est un nodachi dont les principaux composants, saya, tsuba et tsuka ont été traités avec des pigments rouges, seul le tsuka maki est de couleur noire, à l’heure actuelle, la seule fois où elle s’en est servi était pour venger la mort de sa sœur.



Rumeurs :


Répandues :

"C’est une jeune fille assez agréable et bien polie, mais sa voix est plutôt inconvenante." – Environs de Shirogane.

Localisées :

"Elle est travailleuse, il nous en faudrait plus des comme ça." – Ranch de Brancharquée.

"Elle m’a tenu la jambe pendant deux cloches entières pour lui parler de toutes les bestioles d’ici, j’ai des clients moi !" – Commerçant de la Forêt du Nord.

"J’ai jamais vu une furie pareille, elle aurait pu me tuer juste en me regardant, ‘sont tarés ces Xaelas et leur foutues lames." – Un Forgeron de l’Etendue de Rhalgr.

"Elle a un certain talent je dois l’avouer, c’est limite instinctif chez elle, dommage qu’elle soit pas un peu plus intelligente…" – Un ingénieur en machinerie Magitek à Mor Dhona.



Dernière édition par Qaragal le Ven 9 Fév - 12:33, édité 2 fois
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Qaragal

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MessageSujet: Re: Qaragal / Cirina Ulaanud [En pause]   Mar 6 Fév - 13:52

Le texte qui suit fait office d'épilogue pour Qaragal et Cirina et sera posté en plusieurs parties.




- Vous êtes  sûre que vous le regretterez pas ?

Ils étaient une dizaine maintenant sur le parvis de pierre, taillé dans le fond du vallon de la montagne, berceau d’un village composé de yourtes et d’habitations de pierres, pour la plupart, certaines émettaient une fumée grise portée par le vent qui charriait également cendres et odeurs de chair brûlée.

- Prêtresse ?

Quelques têtes se tournèrent vers une jeune femme cornue toute vêtue de rouge, le bras droit en bandoulière et le visage à moitié couvert d’un épais pansement. A vrai dire, cornus, ils l’étaient tous, de formes et de tailles variées, la seule caractéristiques qu’ils avaient en commun étaient la couleur de ces cornes tout comme les écailles qui recouvraient partiellement leurs corps, d’un bleu nuit luisant. Ils sont connus sous le nom de Xaela, une ethnie du peuple Aora, créés selon la légende par la Déesse Nhaama, la Mère du Crépuscule afin de servir dans une guerre contre Azim et les Raen, ceux aux écailles blanc crème.

La jeune femme vêtue de rouge regardait le village en contrebas un long moment, jaugeant les dégâts causés et les pertes, après quoi elle fit quelque pas sur sa droite en direction d’un moellon de pierre qui était autrefois un des piliers qui soutenait un toit maintenant effondré depuis longtemps. Sur ce moellon était assis en tailleur une femme aux bras couverts de bandages, elle portait une robe noire et un cache-poitrine bardé de colifichets et de pierres, par-dessous, son dos strié de vieilles cicatrices était entouré d’un bandage, pile à l’endroit où le cache-poitrine présentait une fente dans le tissu, un bâton métallique reposait à côté d’elle, la main posée sur son épaule ne lui fit pas bouger la tête, elle aussi regardait en contrebas.

- Le seul truc que je regrette là, maintenant, c’est surtout de rien avoir vu venir, comment est-ce qu’on a pu être crédules au point de s’entre-tuer les uns les autres pour une histoire pareille… Arrêtez avec le « prêtresse » ça n’a plus lieu d’être.
La jeune femme assise en tailleur parlait à faible volume mais suffisamment pour que celle à côté d’elle l’entende, ce à quoi elle répondit.

- Nous avons tous été utilisés comme de simples pions, c’est la vérité, l’important est que nous avons tous pu nous en sortir.

Un des Xaela, un grand basané avec une énorme hache cracha au sol en grogna dans sa propre langue, ce à quoi plusieurs bruits d’approbation vinrent répondre, ils n’étaient pas plus de la moitié de la centaine de guerriers présents il y a quelques soleils de ça, le raid sur le village avait fait des dégâts, beaucoup de dégâts, certains y avaient perdu des amis, de la famille, certains en avaient même retrouvé, forcés à vivre au milieu des pillards dont les corps jonchaient les rues désormais.

Sans dire un mot, la Xaela vêtue de rouge se retourna et adressa un signe de tête à la petite troupe et commença à arpenter péniblement la distance qui couvrait le parvis jusqu’à l’entrée de la caverne. Les lourdes portes de pierres qui la scellait étaient désormais réduites en miettes et des traces d’impacts de tout côté montrait que l’entrée avait subie quelques explosions, toute la troupe de Xaela se mis alors en branle et s’engouffra dans la caverne en une silencieuse procession dont les seuls bruits de pas résonnèrent en écho sur les parois de pierre lisse et taillées. Les vasques d’huiles enflammées produisaient également suffisamment de lumière pour y voir, à l’intérieur, ça sentait encore le sang versé il y a quelques jours de cela.

Après de longues minutes passées à marcher sous la montagne, passant des salles détruites et des alcôves ou trônaient des effigies de Nhaama, représentations fidèles de ce qui pouvait déjà être vu à moitié enterrée dans le sable à proximité de la caverne ouvrant un passage vers Yanxia, cette caverne était en réalité un temple, dédié à la Déesse des Xaela, ici elle était vénérée et respectée par cette tribu, les Ulaanud dont les représentants arpentait les salles taillées dans la montagne même.

- Il faudra des lunes et des lunes pour que cet endroit retrouve son aspect d’antan, c’est un véritable désastre ce qu’il s’est passé ici.

Ainsi parlait le plus vieux des guerriers du groupe, un Xaela à la voix rocailleuse, une lance sanglée au harnais qu’il portait, il poursuivit.

- Mêmes les offrandes ont été brûlées à l’époque, regardez en bas des statuettes, tout n’est que cendre, les murs et plafond sont noirs de suie et la plupart des salles sont détruites et effondrées, vous auriez vu cet endroit il y a une cinquantaine d’années, tout était décoré de bandeaux de tissus multicolores, comme au Trône, tout ceci est bien loin désormais…

Il marquait une pause alors qu’ils passaient une petite porte de pierre, arrivant dans une grande salle en demi-lune composée de piliers et de vasques, certaines enflammées, certaines renversées, au fond, une forme indistincte gisait au sol en compagnie d’une dizaine d’autres, trois guerriers crachèrent alors au sol alors que la jeune femme en rouge se figea, un grand Xaela armé d’un espadon d’acier tourna légèrement la tête.

- T’es pas obligée d’y aller Cirina, arrête-toi là si tu veux, j’sais que c’est déjà dur de…

- Elle n’est plus ma mère, Baiju,  depuis que je sais de quoi elle est responsable, cette femme n’est plus ma mère.

Cirina, la jeune femme en rouge interrompit de sa voix rauque son interlocuteur qui affichait désormais de la compassion, il y a un peu moins d’une quarantaine d’heures maintenant, un terrible affrontement a eu lieu ici même, il en a résulté la victoire d’un camp mais au prix de lourdes révélations, elles le savaient aussi bien l’une que l’autre, après tout, elles avaient été bernées aussi et c’est in-extremis que la situation a tourné à leur avantage.

Baiju se tourna complètement et regarda deux Xaela, pourtant grands, ils n’avaient que la vingtaine et portaient chacun deux grands sabres, ils avaient également la particularité d’être absolument identiques, seules quelques nuances de bleu dans leur cheveux les différenciaient autrefois, désormais, l’un d’eux avait une cicatrice en travers du visage.

- Argun, Baasan, est-ce que vous pouvez vous charger de transporter les corps hors d’ici ? Mettez-les avec les autres.
Les deux Xaela hochèrent la tête, le reste, c’était le bûcher, celui réservé aux traîtres.

- On s’en occupe, avancez sans nous.

Baasan, celui à la cicatrice, fit un signe de tête à son frère et tous deux partirent. Baiju lança un regard furtif à Cirina qui restait impassible, comme à son habitude, est-ce qu’il se pourrait qu’elle ait déjà digéré toute cette histoire et le poids des révélations liées à celle-ci ? Les prêtresses, les gardiens, l’appel et la sélection, tous ces engrenages faisant partie d’une sordide machination afin de réunir les fragments d’un pouvoir ancien créé à la base dans un noble but mais qui a été détourné de sa course au fil des générations et de la colère que la sélection a engendrée.

Séparés d’Argun et Baasan, les deux jumeaux, la troupe continuait son cheminement dans la salle en demi-lune à moitié dévastée pour arriver jusqu’à une antichambre, de forme rectangulaire, elle mesurait à peu près une dizaine de malms de long pour six de large et s’évasait au plafond, des bancs de pierre avaient été taillés mais ce qui attirait le plus l’œil, c’était le fond de l’antichambre, un mur se dressait et sur ce mur, un sceau en forme de demi-lune, gorgé d’un éther rouge se dessinait, à vrai dire, tous les murs de la pièce avaient été gravés avec des sceaux gorgés d’éther, là encore des impacts noirâtres entamaient un peu les murs. Sur les bancs étaient assis deux guerriers enroulés dans des couvertures, leurs armes à leurs pieds et des vivres à côté d’eux,  relevant la tête à la vue de l’équipée, celui de droite prit la parole.

- Il n’est pas sorti, pas depuis deux soleils, ce rat se terre là-dedans et aucun bruit n’en sort.

Ganbataar, un grand gaillard équipé d’une hache, regarda cette dernière avec intérêt, jaugeant la résistance de la porte et celle du métal dont son arme était forgée, alors qu’il la posait au sol, son compagnon de gauche, vêtu d’une toge et d’une canne lui lança un regard désapprobateur en hochant la tête, ses yeux auréolés de jaune appuyaient l’impression d’un fort jugement de sa part.

- Tu vas me dire que ma hache n’arriverait pas à entamer la pierre de cette foutue porte, Ghazan ?

- Non seulement tu n’y arriveras pas, mais en plus de ça ta grosse hache risque de nous exploser au visage, c’est un sceau divin.

Plusieurs tête se tournèrent à cet instant vers le dénommé Ghazan, celui à la canne et aux yeux jaunes, un guerrier portant une lance, celui à la peau la plus sombre et aux yeux violets fut le premier à réagir.

- Ne nous parle pas de divinité, Ghazan, pas lorsque nous savons enfin la véritable histoire. Il n’y pas de divinité, que de la sorcellerie.

Cirina prononça un juron à voix basse alors qu’elle s’approchait de la porte, Ghazan reprit.

- Les vieilles croyances seront tenaces, Adkiragh, il faudra du temps aux Ulaanud pour se reconstruire et oublier toute cette supercherie. Ne soit pas si sanguin.

Adkiragh grommela à voix basse et regarda Cirina.

- Et toi, gardienne ? Qu’as-tu à dire de tout ça ? Tu es la première concernée par toute cette histoire.
Cirina se tourna lentement pour toiser Adkiragh qui la défiait du regard, elle savait pertinemment ce qu’il pensait d’elle, de sa famille, à cet instant elle avait juste l’envie de venger son honneur mais ce fut avec une relative mesure dans ses paroles qu’elle répondit au Xaela.

- J’ai moi-même perdu des êtres chers dans cette histoire, tu n’es pas le seul à avoir subi, tout le monde a perdu une part d’eux-mêmes, je sais quel sentiment t’anime et je te prie de passer outre.

Adkiragh s’avança avec fureur, la main sur la hampe de sa lance alors qu’un gros Xaela ridé le retint de son bouclier, il hurla.

- J’ai perdu mon seul amour à cause de ta famille !

Cirina plissa les yeux et lui répondit, cinglante.

- Et moi une sœur, tu désires t’en prendre à la responsable ? Elle gît dehors, à aucun moment je n’ai été au courant de ses agissements ni même de…

Elle fut interrompue par Adkiragh qui reprenait de plus belle.

- Tu es une traîtresse toi aussi !

A cet instant, Jenkshi, le Xaela au bouclier envoya un coup de poing dans l’estomac du jeune homme, ceux autour réagirent en s’avançant pour séparer tout ce monde, Jenkshi prit la parole.

- Vous croyez que ça servira à quelque chose de vous prendre le bec comme ça ? Ce qui a été fait est maintenant terminé, il n’y a plus aucune raison d’entretenir le conflit entre nous, arrêtons de reproduire les mêmes erreurs, pour l’instant nous devons régler ce dernier problème.

Tous se tournèrent alors vers Cirina qui était maintenant à portée de bras de la dalle de pierre et du sceau gravé dessus et ils observèrent. Elle n’avait strictement aucune idée de comment briser un sceau pareil et utiliser la magie dans un lieu si confiné était hors de question pour une raison simple, si ça dérapait, ils se retrouveraient tous ensevelis, non, la dalle devait se desceller par l’intérieur… quoique…

- Ganbataar, pouvez-vous annoncer notre arrivée je vous prie ?

A ces mots prononcés par Cirina, le Xaela s’arma de sa hache, marchant à bonne allure, il leva son arme d’acier et l’abatis sur la dalle dans un terrible vacarme, ce à quoi il ajouta.

- C’est l’heure de payer, Batukhan ! Ouvre-nous espèce de lâche.

Quelques instants plus tard, une voix étouffée se fit entendre de l’autre côté de la dalle.

- Allez-vous-en ! Je ne parlerai qu’à Orbei et personne d’autre, le sceau restera intact.

Les autres se regardèrent, sifflant quelques paroles injurieuses. Adkiragh prit la parole.

- Nous n’avons pas le choix, ce vieux fou restera ici sans sortir tant que sa fille ne voudra pas venir jusqu’ici. Cirina, est-ce que je peux te demander d’aller la chercher ?

- Ça sera pas la peine, j’suis déjà là, j’voulais voir comment vous avanciez.

La Xaela vêtue de noir se tenait à l’entrée de l’antichambre, son bâton à la main, les lueurs des vasques se reflétant dans ses yeux, elle n’avait aucune expression sur le visage et semblait souffrir un peu de blessures à ses bras, en effet, elle avait été brûlée au second degré il y a quelques soleils de ça lors d’un combat qui s’est tenu ici-même.

- Est-ce que vous pouvez faire quelque chose pour faire sortit Batukhan de la chambre de la prêtresse ? Il ne veut parler qu’à vous et personne d’autre.

- A suivre -
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Qaragal

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MessageSujet: Re: Qaragal / Cirina Ulaanud [En pause]   Mer 14 Fév - 10:57

Qaragal leva son bâton, regardant la porte, tous retinrent leur souffle, ils savaient maintenant que cette posture équivalait à l’incantation d’une magie destructrice, ils ne savaient bien évidemment pas ce qu’est de la magie noire mais ils étaient tous prêt à détaler au cas où le plafond d’écroulerait.

Arrivée à l’apogée de son mouvement, la Xaela ferma les yeux et entrouvrit les lèvres, un interminable silence plus tard, elle se mit à frapper la pierre de son bâton avec force en hurlant, ignorant les brûlures sur ses bras.

- Sort de là espèce de connard ! Sort et assume un peu les horreurs que t’a causées ! Sort ou j’te promets que je vais forer toute la montagne jusqu’à ce que je te mette mon pied au cul !

Sous les regards médusés des guerriers sauf Cirina qui était maintenant habituée, Qaragal haletait en se souvenant que ses bras avaient été brûlés, la blessure dans son dos commençait à se ré-ouvrir et le pansement virait au rouge, Ghazan et Cirina s’approchèrent d’elle pour la retenir d’aggraver ses blessures mais elle reprit appuie sur ses jambes et continua de frapper la pierre en lâchant un flot ininterrompu d’injures diverses et variées, au moment où Jenkshi la ceint de ses bras pour l’éloigner, elle battait furieusement l’air de ses pieds dans le but de donner de coups dans la porte, une voix s’éleva alors de derrière la dalle.

- Ah ! Te voilà enfin, quand tu seras seule je pourrai ouvrir.

Le ton était paternel, beaucoup trop, après tout, celui qui s’était fait appeler le patriarche avait lui aussi été un pantin mais croyait pouvoir tirer les fils à son tour, au final, il avait absolument tout perdu dans sa folie, il le savait tout comme il savait aussi que la seule chose qui l’attendait au-delà de cette dalle était le gibet sinon pire, les Xaela s’éloignaient, Qaragal coincée par Jenkshi alors qu’elle continuait de hurler des injures.

- Reposes-moi ! Reposes-moi putain Jenkshi, j’vais l’éclater !

- Il faut qu’il soit jugé par ses pairs même si l’issue ne changera pas, laissez-les avoir ce répit de l’âme pour leurs proches injustement atteints et toutes ces années d’éloignement.

Elle se calma peu à peu, surtout sous le coup de la douleur et Jenkshi déposa Qaragal au sol qui regardait la dalle et le sceau qui continuait de luire, elle avait envie de se déchaîner dessus, de pulvériser la pierre et l’homme qui se trouvait derrière, depuis qu’elle connaissait la vérité, elle était partagée entre l’envie d’avoir des réponses et son désir de vengeance. Quoiqu’il en soit, Jenkshi ramassa son bouclier et fit quelques pas en direction de la salle en demi-lune avant de s’arrêter.

- Rappelez-vous qu’il a complètement perdu la tête mais si vous avez besoin…

- Ouais, je crie, je sais.

Il hocha la tête et continua sa route, laissant Qaragal seule, ses bras la faisait souffrir mais elle n’osait pas frotter pour calmer la douleur ni même penser à utiliser un sort pour refroidir les bandages, Sarangerel lui avait strictement interdit et préférait laisser les onguents faire leur travail… des onguents à la bave de bulot mais sacrément efficaces, elle regardait la dalle d’un air absent alors que les sceau commençaient à luire pour s’évanouir dans les airs les uns après les autres, un grondement sourd se fit alors entendre alors que la dalle pivotait pour laisser place à une ouverture assez large et haute, une odeur d’encens emplit alors la pièce, une odeur douce mais ambrée, probablement de la résine d’arbres locaux, une voix distincte se fit alors entendre un peu plus loin.

- Je sais que tu es en colère mais laisse-moi au moins l’occasion de t’expl-
Il n’eut pas le temps de finir sa phrase, une petite détonation le fit décoller du sol de pierre, après un court vol plané, le Xaela s’écrasa lourdement contre le mur alors que des pas lents résonnaient dans la pièce.

- Excuse, tu disais ? Ah ouais, que t’allais m’expliquer.

Elle leva une seconde fois son bâton qui produisit un éclat violacé, elle reprit alors que l’homme au sol grognait.

- T’a même pas conscience du nombre de personnes qui t’attendent là-dehors, pas plus du fait que j’ai envie de te démembrer moi-même pour avoir fait toute ta merde impunément et espérer qu’on allaient tous passer l’éponge avec une simple explication… Ca a intérêt à être complet, très complet.

Batukhan levait la tête en gloussant et s’assis en tailleur sur le sol de pierre, il arborait un fier sourire sur le visage, certes il avait été emporté par la folie il y a de ça une dizaine d’années mais une certaine malignité se dégageait encore de ses expressions faciales, or pour l’instant, absolument rien ne trahissait en lui la volonté de nuire, il était même serein, regardant avec satisfaction Qaragal qui bouillonnait de colère.

- Tu ressembles à ta mère tu sais, elle aussi elle avait cette espèce de passion débordante qui la poussait à agir de front pour le bien de tous.

- Et tu l’as condamnée pour ça.

Les mots fusèrent comme une volée de plomb.

- Oui, oui je l’ai condamnée parce que je l’aimais comme Tsenxxer aimait sa sœur mais à cause des traditions nous avons tous perdu des choses qui nous sont chère.

Il marqua une pause, regardant dans le vide droit devant lui avant de reprendre.

- Tu le sais maintenant, le pouvoir d’une prêtresse vient de la réunification des fragments de Tsusny, la première prêtresse, au fil des générations, c’est par l’affrontement et la sélection que la tribu fini par être dirigée par la plus forte de toute, les anciens s’en accommodaient parce qu’il y avait tout ce mysticisme autour de la Déesse, imagine leur tête si ils savaient qu’ils ont été trompés eux aussi, quoiqu’il en soit… ça nous amène à il y a environ quarante ans. Ta mère tuait sa sœur et la sœur de Tsenxxer et tout comme toi, elle a acquis la capacité d’utiliser des pouvoirs qui ont inspiré la crainte depuis des générations… Aaaah, quelle sombre époque hein ?

Qaragal ne répondit rien, elle se contentait d’observer et d’écouter, gérant les informations comme elle le pouvait, Batukhan repris.

- Et donc voilà, mon premier amour emporté par ta mère, Tsenxxer perdant sa sœur, bref, ça créé des liens. Au-delà de ça, c’était assez long de convaincre tous ceux qui avaient perdu un être cher qu’il était grand temps que tout ça se termine, prêtresses et leurs gardiens, pouf, dans les flammes, et c’est là où on a eu une idée ! On s’est dit que ça serait une belle vengeance si toi, la progéniture, se faisait… comment dire, ôter tout futur devant les yeux de ta génitrice par les deux personnes à qui elle avait ruiné la vie.

Son ton avait changé, il n’était plus paternel ni même amical et avait même perdu toute chaleur, il croisait les bras en racontait tout ceci avec une extrême froideur, dédain et dégoût pendant que Qaragal grinçait des dents à se les faire sauter, ses bras la faisait souffrir sous le coup des tremblements de rage.

- Et il a fallu qu’au moment de ta naissance, alors que tout se mettait en place tranquillement, cet espèce de traître de Jenkshi se découvre une conscience et décide de t’emmener en sécurité ! Par-delà les mers, on a donc décidé d’accélérer les choses et de… purger, beaucoup plus rapidement, c’était tellement facile, je revois encore mes mains autour du cou de cette salope alors qu’elle perdait connaissance. Tu sais ce qui était le plus drôle ? Quand elle hurlait pitié pendant que le bûcher était allumé… et tu étais destinée au même sort !

Il se releva d’un bond rapide, sortant une dague ouvragée de sa manche et se rua sur Qaragal qui n’eut pas le temps de réagir, l’arme s’enfonça dans son épaule droite, alors qu’il plaquait sa main sur sa bouche pour éviter qu’elle ne hurle et alerte les autres, il tournait la lame entre la chair et les os.

- Trente ans ! Trente foutues années en l’air, c’était parfait, je n’avais qu’à rester ici et me préparer à vous recevoir pendant que Tsenxxer vous incitaient à prendre toutes les mauvaises décisions, mais il a fallu que tes compagnons s’en mêlent, il a fallu que Cirana n’y trouve plus son compte et décide de protéger sa précieuse petite sœur, vous auriez tous du mourir vous et les autres.

La Xaela gémissait sous le coup de la douleur, n’ayant plus la force de tenir son bâton, il s’écrasait au sol, produisant un son métallique qui résonnait alors dans l’antichambre, des pas rapide se firent entendre alors que Batukhan sortait la lame de l’épaule de Qaragal en la relevant pendant que cette dernière agrippait de sa main le bras de son père qui l’empêchait de dire le moindre mot.

- Même si je dois mourir de la main de ces pourritures, je ne pars pas seul, crois-moi, on se revoit en enfer petite traînée.
Joignant le geste à la parole, il sera son emprise sur la dague et alla pour percer le cœur, deux sifflements se firent entendre à ce moment suivi d’un grognement de douleur et d’un scintillement autour de Qaragal qui s’effondra au sol.

- Le bâtard ! C’était à prévoir que ça se passerait ainsi.

Torgaljin, un Xaela élancé baissait son arc, c’est la corde de celui-ci qui avait chantée avant qu’une flèche n’atteigne Batukhan dans le bras, lui faisant perdre son arme et reculer de quelque pas.

Cirina, Jenskhi et Sarangerel s’engouffrèrent dans la chambre alors que Adkiragh et Ganbataar, soutenus par les jumeaux se saisirent de Batukhan et l’emmenèrent au dehors, c’était maintenant une certitude, il n’échapperait pas à son destin.

- Une artère, faut faire un point de compression vite !

Sarangerel s’activait, enfonçant son pouce et son index sous l’aisselle de Qaragal qui avait commencé à se vider de son sang, elle lança un regard désespéré vers Cirina.

- Cirina, faut que tu me remplaces pour bloquer le sang, je peux rien faire avec les mains bloquées.

La Xaela s’activa, s’accroupissant et prenant le relais, elle était devenue livide et commença à prier à voix basse, des images familières défilaient devant ses yeux, elle se remémorait des évènements déjà vu et sa prière s’orienta non seulement vers Qaragal mais aussi vers sa sœur, l’espace d’un instant, sa pensée s’extirpait hors de son corps et elle senti une présence familière lui toucher l’épaule, s’interrompant et tournant vivement la tête, elle crut rêver en voyant la silhouette souriante de sa sœur la regarder en hochant la tête pour exprimer son contentement, Sarangerel la voyant tourner la tête la rappela à l’ordre  en fouillant dans son fourre-tout de quoi aider la blessée.

- Continue à appuyer et lâche pas ou on la perd ! Cirina ? Cirina !

Elle continua à regarder sa sœur et se sentie aspirée.

- Cirina ?

Elle entendait une toute autre voix cette fois-ci, familière.

- Tu es encore dans la lune, ma sœur, c’est une bonne chose.

La froideur de la pierre avait à présent disparu, de même que l’odeur de brûlé mêlé à celui de l'encens et elle pouvait se servir de son bras gauche mais semblait spectatrice, elle savait cependant parfaitement où elle était, cet appartement situé dans la région désertique du Thanalan, ce pour quoi elle et sa sœur étaient là, assise dans le canapé, elle se voyait relever la tête.

- Désolée, je réfléchissais à notre départ prochain.

Cirana, l’aînée, vint s’asseoir sur le canapé et regarda la mappemonde sur le mur.

- Voilà bientôt deux ans que nous sommes sur cette piste et enfin tout ceci touche à sa fin, nous serons effectivement bientôt chez nous, mère, notre tribu et notre maître doivent nous attendre avec impatience, tu n’as pas oublié de rédiger ta lettre j’espère ?

Elle tourna la tête vers la fenêtre et afficha un air maussade, quelque chose avait attiré son attention pendant que sa plus jeune sœur bafouillait dans leur dialecte en regardant ses pieds jusqu’à ce qu’elle soit surprise par une pichenette sur le haut du crâne.

- Tu ne tiens pas à décevoir maître Masamune j’espère, tout en sachant à quel point il t’a en estime.

- N-non, bien sûr que non.

La Coupe, le quartier d’habitation Thanalanais des aventuriers Eorzéens, était par nature assez calme, seuls le bruissement du vent chaud de Sagolii et les sifflements des oiseaux se faisaient entendre, tous se fondait dans la nature et mis à part les experts en ornithologie, personne n’aurait pu discerner le sifflement émis par une buse des steppes, Cirana se leva rapidement pour aller chercher Amlalt et le remettre entre les mains de sa sœur.

- Aller, il est temps d’aller chercher quelques vivres et de quoi écrire.

- Mais, maintenant ?

- Oui, je te fais confiance, oublie tes premiers ressentis vis-à-vis des gens de ces contrées, tu t’en sortiras.

Cirina haussa un sourcil et les épaules avant de mettre ses bottes et de partir, du moins, Cirina se voyait sortir de l’appartement, une nouvelle fois, elle sentait la présence de sa sœur près d’elle, elle avait quelque chose à lui montrer…

-A suivre-
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Qaragal / Cirina Ulaanud [En pause]
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